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Colony reprend Marathana : le CODDIMA soutient « avec réserves »

Mis à jour : 18 avr. 2019

Le Tribunal a choisi le repreneur de Maranatha parmi les trois dernières offres à la fois sérieuses et solides: Tikehau, Colony, L’Alliance (Apollo/123IM/Paris inn);

Les offres de Tikehau et celle de Colony s’étaient rapprochées, dans les derniers jours précédent l’audience, de celle de l’Alliance. L’Alliance conservait l’offre la plus intéressante des trois pour les investisseurs privés.

Le CODDIMA considérait ces trois offres comme acceptables mais avait une préférence pour l’Alliance. Colony, dont l’offre s’était le rapproché de celle de l’Alliance, était son deuxième choix, en raison de réserves que le Tribunal n’a pas pris en considération et n’a donc pas levées.

Le Tribunal n’a semble t’il pas choisi sur des critères objectifs. En effet, les trois offres acceptables pour le CODDIMA, se valaient techniquement et financièrement sur les critères « habituels » des procédures collectives.  Mais ne se valaient pas sur les remboursements promis aux investisseurs. Ce critère aurait donc dû être déterminant. Ce n’a pas été le cas!


Un choix « subjectif »?

À la lecture attentive du jugement, il semble que ce sont des critères « subjectifs » qui ont prévalus:

Pour retenir Colony : une appréciation « subjective » du rôle d’ACCOR dont la « notoriété » a été « soulignée ».  Alors qu’ACCOR n’était pas candidat et sera seulement le gestionnaire des 6 hôtels du roi. Avec des contrats de 20 ans sur lesquels nous émettons justement des réserves. Une bienveillance non justifiée en face des promesses de financements de Colony sur les Hotels du Roi dont le coût réel reste incertain. Enfin, une « inattention » en  face de promesses de retour, « soit peu crédibles, soit inacceptables »,  pour les investisseurs les plus défavorisés du pôle historique.

Pour rejeter Tikehau : une dévalorisation « subjective » de l’expérience, des moyens et des compétences de LGH , associé à l’offre. Alors que l’offre était très solide et cohérente. Même si le CODDIMA regrettait l’insuffisance « concrète » des remboursements envisagés pour les repreneurs.

Pour rejeter l’Alliance: l’attribution « subjective » du qualificatif « d’alliance de circonstance ».  Ou l’indication « subjective » « d’interrogations …. » sur l’historique de la relation de 123IM avec Maranatha. Alors que l’Alliance apportait, sans recoupement ni risque de litige, une solution objectivement optimale et pérenne pour chaque composant de ce groupe hétéroclite. Alors que 123IM est au contraire, factuellement, l’un des acteurs qui a permis le déroulement sans encombre de la procédure. En effet, 123IM a non seulement financé cette procédure en rachetant des créances de Maranatha mais a aussi évité tout incident social en maintenant ses contrats de gestion pour ses 11 hôtels. Au total le Tribunal  a ainsi « fermé les yeux », subjectivement, sur la meilleure offre « objective » pour les investisseurs.

A moins que les rivalités entre certains organes de la procédure, identifiables dans le jugement et pointées dans une note en délibéré « publique » que nous avons faite, n’aient malheureusement affectées ce jugement.

La décision sera purgée de toute possibilité de recours le 27 octobre.

Le CODDIMA soutient l’offre COLONY « avec réserves »…


Dans ce contexte, le CODDIMA ne soutiendra pas un éventuel Appel de O Carvin. et estime qu’il serait vain de s’opposer à une décision définitive.

De toutes façons, avec ou sans recours, la décision du Tribunal est « exécutoire ». Donc Colony va mettre en oeuvre son plan.

Cependant il reste à « optimiser »  l’offre de Colony pour les investisseurs.

Plus précisément l’offre de Colony est pour l’instant moins claire que celle de l’Alliance pour les 30% des investisseurs des hôtels les moins valorisés du pôle historique. De même, les incertitudes qui affectent le coût du refinancement des hôtels du roi et les contrats de 20 ans avec Accor entrainent un risque sur la valorisation à la sortie pour les investisseurs de ce pôle HDR.

Le CODDIMA s’efforce donc de mobiliser les actionnaires pour leur défense.

Il convient avant tout de préciser que les réserves que nous exprimons sont à portée de solutions avec Colony qui a les moyens d’y faire face sans affecter trop ses objectifs de retour sur investissement.

Colony pourrait cependant être tenté de passer « en force » sur les Hotels du Roi sans clarifier les réserves que nous exprimons sur son offre puisque la décision, sur ce pôle, ne peut en aucun cas, être « challengée » par les investisseurs.

Colony doit, par contre, sur les 37 hôtels du pôle historique, convaincre les Assemblées Générales de plus de 100 sociétés, de la justesse de son offre. Les échanges de titres, les fusions, les émissions de titres de préférences, doivent être  approuvés  par les Assemblées des actionnaires. Les investisseurs du CODDIMA auront un rôle décisif à jouer.

Les investisseurs de 11 hôtels vont aussi être consultés par Colony sur des abandons de créances nécessaire pour rendre possible leur plan de continuation.

Il va falloir traiter rapidement le cas des 9 hôtels qui ne seront pas repris en continuation et dont leurs investisseurs toucheront moins de 10% de retour sauf si Colony revoit son approche sur les sommes allouées aux investisseurs « non affectés ».

Il va aussi falloir convaincre les actionnaires de 11 hôtels supplémentaires de consentir des abandons de compte courant pour entrer dans des plans de continuation « viables ».

Le CODDIMA souhaite examiner en détail avec COLONY, qui les connait, les réserves qu’il émet sur son offre. Un rendez vous est déjà pris.

Nous pensons que Colony choisira d’apporter des réponses crédibles et acceptables plutôt qu’exercer un « chantage » sur les investisseurs.

Le CODDIMA prévient en effet les investisseurs: le refus des demandes de Colony se traduiraient par la généralisation des plans de cession. Que nous savons, dans la plupart des cas, plus défavorables encore pour les investisseurs.

Le CODDIMA espère cependant que Colony ne souhaitera pas ternir son image et préférera chercher un accord amiable avec les investisseurs dont les pertes sont la seule « variable d’ajustement » de ce dossier.

Le Tribunal a choisi le repreneur de Maranatha parmi les trois dernières offres à la fois sérieuses et solides : Tikehau, Colony, L’Alliance (Apollo/123IM/Paris inn);

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